avec la Moderne.
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Daniel Barbaro & Pierre Catanco, sur / OrdreIonique. Planche 10.
C’est encore ici la mime méthode qu’a suivi Serlìo en laplanche précédente j mais quoiqu’il y ait beaucoup de rapportentre les profils de ces trois maîtres, néanmoins on doit tou-jours faire état que dans l’intelligence de Vitruve } ( à la doc-trine duquel ils ont taché de se conformer) Daniel Barbaroest le premier &c le coriphée. On en peut juger facilement parle seul échantillon du conrournement de la volute du chapi-teau , qui est une piece très essentielle en cet Ordre ci, Se dontle vrai trait n’avoit point été connu à nos Architectes mo-dernes avant Barbaro _, auquel nous avons l’obiigation du re-couvrement de cet excellent chef-d’œuvre'de l’Architectureantique, quoiqu’il ait bien voulu en partager la gloire avecPalladio j son contemporain Sc son intime ami, de la confé-rence Se ministère duquel il témoigne s’être servi pour tracertous ses desseins.
Je réserve pour la conclusion de l’Ordre Ionique de faireune planche a part de cette maniéré de volute, où j’ensei-gnerai à la tracer régulièrement, selon l’intention de notreAuteur. Et parce qu’il est plus facile de la dépeindre que dela décrire, je me servirai plus utilement du compas & de laréglé pour la démontrer, que je ne ferois en y employant unlong discours.
Je ne trouve rien de remarquable dans ces deux profilsqu’une trop grande simplicité. Au reste, la différence des en-rablemcns , tant pour la hauteur que pour la forme, est sipetite, qu’elle n'est aucunement considérable. Ce qui est plusdigne d’observation dans le dessein de Barbaro 3 c’est quhldonne à chaque bande de l’architrave une petite pente ou eí-pece de retraite par le bas, laquelle est expressément ordon-née par Vhruve ( Liv. ///_, chap. dernier'). Mais je trouve q tela réglé de perspective sur laquelle il se fonde à cette occasion,est plus subtile pour le discours que solide pour l'exécution,Se je n'en ai jamais vu d’exemple dans aucun ouvrage.
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