avec l a Moderne. toideur de masse, qui est une chose considérable encet Ordre, dont la beauté spécifique est d’être grandSc d’une maniéré colossale; leur composition, aureste, & l’ordonnance de tout le deíìèin, est trèssemblable.
Je vais examiner en général l’cffct Sc la formedes principaux membres, Sc à quoi il saut prendregarde dans Inapplication des ornemens, qu’on doitplacer avec une grande discrétion, parcc qu’ilslont de l’cstcnce Lc du corps de l’Ordrc. Le pre-mier, Sc comme le fondement dc tout l’édifice,est le piédestal, qui n’est pas moins nécessaire icique la corniche aux colonnes des autres Ordres. Saproportion , quoique solide Sc quarréc , doit êtreenrichie de belles modénaturcs Sc de toutes sortesd’ornemens au socle Sc à la cymaile, mais plus en-core en ses quatre faces, qui font comme les ta-bleaux de la renommée, où elle peint les victoiresde ccs héros auxqucls elle érige de si glorieuxtrophées. C’est-là qu’on voit toutes les dépouillesmilitaires des vaincus, leurs armures, les machinesdont ils se servoient en combattant, leurs enseignes ,leurs boucliers Sc leurs cimeterres, les harnois dcleurs chevaux, leurs chariots, leurs habillcmcns dcguerre, les marques dc leur religion, enfin tout cequi peut contribuer à la pompe Lc à la magnifi-cence d’un triomphe. Sur ce glorieux butin, notrecolonne, comme fur un trône, est élevée Sc re-vêtue de tout le plus riche appareil que l’art peutlui apporter : pourvu que l’Architectc soit judicieux,il ne sautoir être trop splendide. Je répete néan-moins encore qu’il ne doit point altérer ni em-brouiller en aucune forte les facomcs ou prosiluresToscanes de la baie Sí du chapiteau, qui font les