ioì Parallèle de l’Archit. Antiqueclefs dc touc le concert & de Pharmonic de l’Ordre.
La derniere choie, mais la principale, puifqu’ellefait lc couronnement dc P oeuvre, c’cst la statue decelui à qui l’on érige tout ce superbe édifice, la-quelle a une urne fous fes pieds, pour exprimer qu’ilrenaît, ainsi qu’un phénix , dc fes propres cendres,& que la vertu des grands personnages est au-destusde la mort, qui n'a du pouvoir que íur les hommesvulgaires. Pour ce qui concerne la proportion régu-lière de cette figure ÒC dc son urne, avec la hauteurde la colonne, je n’cn puis rien établir ici dc précis,cette partie étant restaurée dans Poriginal d’unc ma-nière trop moderne Sí trop éloignée de la premièreintention de l’Architectc, pour en faire considéra-tion íur notre sujet. On peut dire néanmoins aveca fiez d’apparence, que puisque c’cst cn quelque façonl’cntablement de cct Ordre, il faut lui donner unquart de la colonne, comme à la trabéation dcPOrdre Dorique, auqucl celui-ci a un grand rapport.II me semble auffi que la figure doit être réglée parla raison de Poptiquc, ensortc qu’elle pareille d’unegrandeur excédant un peu le naturel, & d’une élé-gante proportion , asm qu’on la remarque principa-lement sur tout lc reste. On observera pourtant que,comme il faut qu’ellc soit en pied, elle doit pa-roîuc bien serine en sa position, Cc que la niassede Purnc qui lui sert dc socle ou de piédestal, doitavoir une solidité convenable à cet effet. Car c’cstune chose de très grande obligation cn architecture,de faire tout, non feulement solide & durable, maisencore qui paroisse tel, pour éviter l’ineptie Gothi-que, qui affecte comme une beauté de faire que lesouvrages semblent fui pendus en Pair, &í presqueprêts à tomber : ce qui est une extravagance trop-