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mina à monter à cheval. Arrivé à St. Amand, il sefit conduire aux diverses avenues par lesquelles levillage a voit été attaqué la veille, puis il se promenasur le champ de bataille, faisant soigner et interrogerquelques officiers blessés qui s’y trouvoient encore,et passant devant le front des régimens qui se for-rnoient sans armes dans les champs où ils avoientbivouaqués, et le saluoient de leurs acclamations; ilparla à presque tous les corps avec intérêt et satis-faction de leur conduite la veille. 11 mit ensuite piedà terre et causa longuement avec le générai Gérardet avec moi de l’état de l’opinion à Paris, du corpslégislatif, des Jacobins et de divers autres objets, toutà fait étrangers à ceux qui sembloient devoir exclu-sivement l’occuper dans un pareil moment.
J’entre dans ces détails, quelque minutieux qu’ilsparoissent, parcequ’ils servent à faire voir commentfut employée cette matinée dont la perte a eu de sifunestes résultats. Ce ne fut, que vers midi, aprèsavoir reçu le rapport d’une reconnoissance qui avoit étéenvoyée aux Quatre-Bras, que Napoléon commençaà s’occuper des ordres relatifs aux dispositions qu’ilse déterminoit à adopter. 11 fit d’abord mettre eumouvement et diriger sur la route de Quatre-Brasles corps d’infanterie et de cavalerie qu’il vouloit em-mener avec lui, et me donna ensuite l’ordre verbalde prendre le commandement des corps des géné-raux Yandamme et Gérard et de la cavalerie des gé-néraux Pajol et Excelmans, et de me mettre à lapoursuite du Maréchal Blücher.
Je lui fis observer que les Prussiens avoientcommencé leur retraite la veille à dix heures du soir,