Buch 
1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
Entstehung
Seite
12
JPEG-Download
 

12 aménagement

Ces éclaircies nont tout au plus rendu que ledouble des frais de lexploitation , et cela devaitêtre, vu la jeunesse du bois , et la difficulté quetrouvaient les ouvriers à le façonner et à le sortir.Mais les frais et le produit eussent-ils été au pair, cesouvriers ont été employés utilement pour eux-mêmes , et ce menu bois , qui aurait péri sur place ,et qui neût servi quà retarder laccroissement desbrins que jai laissé subsister, na pas été perdu pourla consommation.

Dans quelques années , si je reconnais que lépais-seur des couches se ralentit, je me propose de faireune seconde éclaircie, et de donner aux brins la dis-tance moyenne de sept pieds. Alors larpent con-tiendra réellement les neuf cents brins qua supposéDuhamel. Cette coupe sera plus lucrative que la

pas y quoiquil y en exil de gros dans la futaie ; les peupliers , après avoirpoussé , languirent et périrent ; les frênes , les ormes , les merisiers etles platanes re'ussirent le mieux. Plusieurs ormes jettèrent des branches deplus de cinq pieds dès la première année ; mais le tulipier , très-rarealors , y fit des progrès surprenans. Jétais attaché à cet arbre , que javaisconstamment cultivé moi-même , et que javais apporté de Paris dans unpot. Quoique très-petit lorsque je mavisai de le planter en plein bois , ily avait acquis, en peu dannées , plus de quatre pouces de diamètre , etune élévation proportionnée. Quand la terre fut vendue , je me réservaila faculté de larracher. Jétais absent, on y procéda mal j il fut trans-porté dans un lieu sec , il a péri.

La plantation que je viens de décrire demande de lattention. Si lon napas soin de rafraîchir les fossés , ils se comblent , alors les racines cou-pées nen repoussent que plus fortement. Les petites buttes exigent aussidêtre labourées tous les ans , jusquà ce que larbre soit fort ; non-seule-ment afin quil acquière plus daccroissement et de vigueur en moins detems j mais afin que la terre remuée boive leau des pluies. Sans cetteprécaution , leau glisse sur la butte comme sur un toit, sur-tout si leterrain contient de largile , et larbre périt de soif. Dans les lieux bas ,au contraire , les eaux séjournent dans le fosse , morfondent les racines,et la butte se couvre de mousse. Lacquéreur , peu instruit de ces pré-cautions indispensables , les a négligées. Jai revu la suite de ces épreuvesîi y a peu dannées ; plusieurs buttes subsistaient encore , quelques arbresplus avantageusement placés que les autres témoignaient de la vigueur ,mais la plupart avaient péri.

Quoique cette expérience nait quun faible rapport avec lobjet de cemémoire , jai espéré queu voudrait bien men passer récit dans uneno:e je lai reléguée.