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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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8 4 RÉPONSE

m’avait tracée, fonder ma méthode sur des bases immuables etd’éternelle vérité , sur des bases mathématiques , dont l’appli-cation n’admet aucune autre erreur que celles qui proviennent del'imperfection de l’instrument dont on se sert pour le mesurage.

Ma méthode n’est point par elle-même une expérience ,mais elle est le développement démontré d’un procédé âsuivre pour faire des expériences avec certitude : choses très-

différentes , et que néanmoins M. de B., qui m’a critiqué ,

a confondues.

« L’application de votre méthode, m’a-t-il dit , sur un» certain nombre de brins ou d’arpens , et ces calculs mimi-» lieux ressemblent beaucoup aux spéculations denosculti-» vateurs prétendus qui, n’ayant jamais fait d 'expériences que» dans des pots ou des caisses sur leurs fenêtres , calculent le» nombre des grains de blé provenans d’un épi cru dans ces» vastes terrains ; et sans ri avoir jamais vu tant seulement un» arpent de terre cultivé , envoient leurs idées comme des» oracles aux cultivateurs que Y expérience a souvent plus» éclairés que tous les raisonnemens ».

Sans m’arrêter à ce mot expérience pris en deux sens très-différens dans le même paragraphe ; sans m’arrêter ni au peude confiance que s’attire Y expérience qui n’est point éclairée

par le raisonnement ni au peu d’indulgence de M. B.,

je prendrai la liberté de lui répondre que , dès l’instant qu’ilm’aura fait appercevoir la plus légère différence entre deschênes crus au milieu de vingt arpens , et des chênes crus aumilieu de vingt mille arpens, en supposant l’âge égal et lesterrains semblables, j'admettrai sa comparaison.

La découverte d’une mélhode pour connaître avec exacti-tude les grossissemens progressifs d’un taillis , m’a conduitnaturellement au système des aménagemens par éclaircies ,que je n’ai proposé néanmoins qu’après en avoir fait l’épreuve.

M. de B.convient que cette méthode serait la meilleure

de toutes, et , a à vrai dire , la seule pour former des fulaies» avec avantage , si elle était praticable. Elle peut l’être,» ajoute-t-il, rigoureusement, en petit ; mais elle est d’une» difficulté approchant de l’impossibilité en grand. S’il en» était, continue l’auteur , d’une masse de bois comme d’un» plant d’asperges , on pourrait aisément faire cet éclairci;» mais il ne voit que cette parité qui puisse rendre l’opération» praticable».

Je crois l’opération de l’éclaircie que j’ai proposée prati-cable , sans être tenu rigoureusement d’admettre l’ingénieuse

parité de M. de B. Depuis ma jeunesse j’ai tous les ans

sous les yeux une fort belle forêt aujourd’hui nationale. Elle