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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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Io6 PLANTATION DES COMMUNES , etc.parce que l’obligation où l’on est de curer de terris entems les fossés , pour rehausser les bermes, ajouteraun nouvel engrais à l'épaisseur déjà double de la terrevégétale.

Au contraire , l’épaisseur de la terre végétale au-delà du fossé est tout au plus telle que la nature l’adonnée , quelquefois même elle est moindre ; d’ail-leurs les racines de l’arbre sont trop souvent endom-magées par le fer de la charrue -, lorsqu’après avoirlong-tems langui dans la petite fosse qu’on lui a creu-sée , il prend enfin l’essor aux dépens de ce qui l’en-vironne.

Serai-je accusé d’exagération, si je dis que chaquearbre enlève moyennement au moins la quantité d’unquart de boisseau aux productions céréales? Mais enfaut-il conclure la suppression totale de la plantationdes routes, et condamner au-delà de quatre-vingtmille arpens à une éternelle stérilité ? Evitons de nousjetter d’un excès dans un autre excès •, rappelions-nous ce que dit Palissy ; méditons sur la pénurie oùnous sommes tombés relativement aux combustibles;prenons garde qu’elle est encore augmentée depuis lesiècle où cet homme célèbre a vécu , et plantons lesroutes, mais planlons-les sans nuire aux propriétésriveraines ; ne perdons pas de vue que , dans les étésarides , la fraîcheur de l’ombre soulage les malheu-reux animaux qui traînent avec effort une lourdecharge ; considérons enfin que le nombre des hommesqui cheminent péniblement à pied , excède de beau-coup celui de ces riches voyageurs qui , mollementassis à l’abri de l’intempérie des saisons et de l’ardeurdes rayons d’un soleil brûlant , courent avec rapiditédans une voiture légère.