l3 6 QUAI.rTÉS COMPARÉES DES BOIS,
dans l’état d’une parfaite dessiccation , puisque ,depuis plus d’un mois, ils ne variaient de poids, enplus ou en moins , que suivant la disposition de l'at-mosphère. J’avoue que les bois plus denses, tels quechêne , le charme , le hêtre , etc. n’étaient point en-core totalement desséchés , et que les expériencesmentionnées ci-dessus ne concluent pas à leur égardd’une manière absolue ; aussi me proposé-je de lesrenouveller, lorsque je traiterai de chacun de cesarbres en particulier.
Nous nous bornerons donc, quant à présent, àconclure que l’opération de l’écorcement n’a presquerien changé à la pesanteur spécifique du peuplierd’Italie ; que sa force en a plutôt diminué qu’aug-menté , puisque les solives n°. 2 et n°. 6 sont celles quiont opposé le plus de résistance ; qu’on ne doit l’em-ployer , en qualité de bois de charpente, que pourdes ouvrages qui n’auront pas de lourds fardeaux àsupporter , et qu’il est un des meilleurs bois quel’ébéniste et le menuisier puissent mettre en usagepour les lambris , les ouvrages légers , et tout ce quine sera pas dans le cas d’éprouver de violens frotte-mens.