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DFSCRIPTION
XXVIII. ÉBÈNE FEMELLE.
Sous ce nom bizarre il m’a été envoyé de Marseille un échantillon dontlebois est en partie noir commel’ébène, entrelardé de larges veines blanches brouil-lées de noir , qui ne font point partie de l’aubier , cardans le même échantillon il est resté de l’aubier quiparaît aussi tendre que la partie du noir veiné deblanc est dure. On n’apperçoit les vestiges d’aucuncercle concentrique sur les tranches horizontales.
Cet échantillon singulier pèse à raison de 73 livres8 onces 5 gros par pied cube.
XXIX. BOIS DES INDES ORIENTALES.
Ce bois, dont l’échantillon m’a été donné au jardindu Roi , et que M. Melcbior n’a pas reconnu, est dela plus grande beauté. Le fond de la couleur est d’unpourpre si foncé, qu'il en est presque noir , et qu’àl’éclat et au poli on le prednrait pour de l’ébène , s’iln’avait pas de larges veines d’un rouge un peu moinsobscur. Le bois commençait à être altéré dans lecœur qui fait partie de mon échantillon.
Il pèse 73 livi’es 6 onces 7 gros.
XXX. BOIS DE CAYENNE FIN.
C’est sous ce nom que M. Melchior m’a fournil’échantillon d’un bois magnifique. Le fond de la cou-leur est un beau mordoré veiné de rouge. Le grain enest. fin , le poli vif, les pores peu apparens. Les cou-ches concentriques, sans être terminées entre ellesd’une manière bien distincte , sont néanmoins sen-sibles et régulières. La tranche horizontale est picotéed’une quantité innombrable de petits points -, je n’aipu distinguer, même à la loupe, les émanations trans-versales.