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très-apparens, et le poli en est mat ; il est d’un gris
foncé.
Il pèse 72 livres 9 onces.
XXXIII. PALIXANDRE DE SAINTE-LUCIE.
Ce bois a eu autrefois la même faveur qu’obtientaujourd’hui l’acajou ; j’ai vu, dans un château bâti ily a plus d’un siècle , un cabinet qui en était entière-ment et tristement boisé.
Sa couleur naturellement très-brune se rembrunitencore avec le te ms ; cependant , lorsqu’il est bienchoisi, et qu’il est coupé dans le sens qui lui con-vient , il est marbré par le mélange d’un brun foncépresque noir et d’un brun plus clair un peu rouge. Sonpoli est assez bien lustré , ses pores sont largement
Î >rononcés sur les surfaces oblongues ; on apperçoit àa loupe qu’ils sont intérieurement tapissés d’une ma-tière un peu luisante , d’une sorte de vernis. Je croisce bois résineux , et c’est vraisemblablement à sa ré-sine qu’il doit l’odeur fort douce qu’il répand lors-qu’il est fraîchement employé, odeur qui se dissipeavec le tems , et que l’on ravive par le frottement.Vraisemblablement encore ses larges pores étaientles conduits du suc propre. Les orifices de ces poressontapparens sur les tranches horizontales du paral-lélipipède, mais les couches annuelles et les érup-tions transversales ne s’y peuvent distinguer.
L’aubier du palixandre est d’un gris sale ; il est forttendre , et le bois parfait est fort dur.
Mon échantillon pèse à raison de 69 livres 8 onces3 gros.
J’ai reçu de Marseille , sous le nom de palixandredes Indes, un autre échantillon offrant les mêmescouleurs que le premier , mais inodore , sans mar-brure , et dont le grain est plus grossier.
Il pèse 5 q livres 1 once 5 gros.