SECOND MÉMOIRE.”
2.1
DESCRIPTIONS
PARTICULIÈRES ET INDIVIDUELLES.
SORBUS DOMESTICA LIN
SORBIER CULTIVÉ, ou CORMIER.
La pesanteur du cormier, son extrême dureté,l'homogénéité de sa fibre , la finesse de son grain etle poli qu’il reçoit, sont des qualités qui le font re-chercher avec empressement par les menuisiers , lesébénistes, les tourneurs et les machinistes. Les ma-driers de cormier se vendent fort chèrement, sur-toutà Paris .
Cet arbre est difficile à multiplier; la méthode laplus sure , quoique la plus longue, est de le semer.Miller conseille de le greffer sur des sujets de poirier:,une première épreuve de greffe en fente ne m’a pointréussi.
Avec les sorbes infusées dans l’eau, on prépareune boisson assez bonne et fort saine pour les gens dela campagne.
J’ai vu des cormiers de plus de cinq pieds de tourdans quelques haies de la Bresse ; ils y sont malheu-reusement trop rares. On devrait les y multiplier,puisqu’ils donnent à la fois du fruit et un bois pré-cieux dont le débit serait certain. Comme ses racinespivotent et que sa tête donne peu d’ombrage , lecormier porterait moins de préjudice aux terres queles chênes étronçonnés qui y abondent.
Le cormier exige de l’ombre et une terre profonde