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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE.”

2.1

DESCRIPTIONS

PARTICULIÈRES ET INDIVIDUELLES.

SORBUS DOMESTICA LIN

SORBIER CULTIVÉ, ou CORMIER.

La pesanteur du cormier, son extrême dureté,l'homogénéité de sa fibre , la finesse de son grain etle poli qu’il reçoit, sont des qualités qui le font re-chercher avec empressement par les menuisiers , lesébénistes, les tourneurs et les machinistes. Les ma-driers de cormier se vendent fort chèrement, sur-toutà Paris .

Cet arbre est difficile à multiplier; la méthode laplus sure , quoique la plus longue, est de le semer.Miller conseille de le greffer sur des sujets de poirier:,une première épreuve de greffe en fente ne m’a pointréussi.

Avec les sorbes infusées dans l’eau, on prépareune boisson assez bonne et fort saine pour les gens dela campagne.

J’ai vu des cormiers de plus de cinq pieds de tourdans quelques haies de la Bresse ; ils y sont malheu-reusement trop rares. On devrait les y multiplier,puisqu’ils donnent à la fois du fruit et un bois pré-cieux dont le débit serait certain. Comme ses racinespivotent et que sa tête donne peu d’ombrage , lecormier porterait moins de préjudice aux terres queles chênes étronçonnés qui y abondent.

Le cormier exige de l’ombre et une terre profonde