SECOND MÉMOIRE. 4S
d’une haie qui, en peu d’années, est impénétrableaux hommes comme aux animaux.
C’est ainsi que j’ai l'ait la clôture d’un verger. Lesplançons d’aubépine m’ayant manqué, la nécessitéme Ht recourir à ce moyen; je m’en suis assez bientrouvé pour ne taire plus de clôtures autrement.
Quoique le procédé que je viens de décrire ne soitni difficile ni compliqué , si le propriétaire n’a quedes ouvriers novices , il est indispensable qn’il pré-side lui-même à l’exécution , jusqu’à ce qu’ils soientdevenus experts.
L’économie dont j’ai parlé ne consiste point dansl’épargne des premiers frais, puisque ma méthodecoûte au moins le double; mais elle se trouve dansl’épargne du terrain , et en ce que , l’opération unefois terminée , il n’y a plus à y revenir. Cette clôturen’occupe que dix pieds de largeur , parce que les ra-cines de l’aubépine s’écartent peu. ISos clôtures ordi-naires occupent plus de terrain , non pas à cause del’épaisseur de la haie qu’on peut réduire , mais par lesracines dont les funestes ravages se font assez sentirpour peu qu’on ait l’œil observateur.
Au reste, je ne donne autant d’ouverture et deprofondeur au fossé, que parce que je supprime ladouve que je crois préjudiciable aux terres qui nes’égouttent point, aux chemins qui se sèchent mal,à la salubrité de l’air qui circule plus difficilement;car, s’il n’est question que de séparer par une haievive deux héritages qui appartiennent au même pro-priétaire , un pré , par exemple, d’une terre labou-rable , il n’est besoin ni de fossé ni de douve, maisd’une haie sèche seulement, pour préserver les jeunesplants d’aubépine de la dent du bétail, jusqu’à cequ’ils aient acquis de la force.
Le fossé de six pieds d’ouverture , emplançonnéen aune ou en bouleau , coûte en Bresse environ 6 s.la toise de sept pieds et demi.
Les fossés de sept pieds d’ouverture, tels que je