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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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106 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS,

grosse ; i! ajoute que le terrain qui lui convient lemieux est une marne grasse. Duhamel assure qu’ilse plaît dans les terres qui ont beaucoup de joint ,plus légères que fortes , et un peu humides. Ces deuxcélébrés agriculteurs sont ici en opposition : rien neressemble moins à une terre légère qu’une marnegrasse.* J’estime qu’il tant au tilleul une terre subs-tantielle et fraîche . sans être humide. Dans les ter-rains très-légers des environs de Paris , il se dépouilleavant la fin du mois d’Aoutj dans nos terres argi-leuses il vient mal, plus mal encore sur le bord desrivières , lorsque ses racines atteignent le niveau deseaux. Les tilleuls languissaient depuis soixante anssur l’avenue de Bourg à Châles ; la plupart avaientpéri, lorsqu’on a substitué des peupliers d’Italie , quiy ont fait des prodiges en moins de quinze ans.

Le tilleul demande encore à être garanti des ventsd’ouest, sans quoi il est sujet à des chancres qui ledéfigurent et le font périr, j’ai constamment remar-qué qu’à cette exposition l’écorce en était rude etgercée , et que la rondeur de sa tige y était applalie.

SILIQUASTRUM TOURN.

ARBRE DE JUDÉE.

L’arbre de Judée , ou gaînier, mériterait qu’on enétendit la culture , à cause de la beauté de son bois,quand môme il ne ferait pas l’ornement des jardins parl’éclat de ses Heurs légumineuses et purpurines quinaissent par paquets sur ses branches , par l’agrémentde son feuillage auquel les insectes ne touchent ja-mais , et par sa docilité a se prêter aux formes qu’onveut lui donner. J’ai vu un arbre de Judée dans unassez petit jardin en Bourgogne, qui s’était élevé,en peu d’années , à près de vingt-cinq pieds , et dontle tronc avait au moins un pied de diamètre. Sa taille,devenue trop forte pour la place qu’il occupait , l’a