SECOND MÉMOIRE. 117
romplet de M. l’abbé Rozier et le mémoire de M. deBondaroy imprimé parmi ceux de la société royaled’agriculture , trimestre de printems 1787.
L’échantillon que j’ai reçu est d’un blanc éclatantet moiré ; on y distingue peu les couches annuellessur la tranche horizontale, tant ses fibres sont homo-gènes ; mais ses veines s’apperçoivent mieux sur lestranches verticales , elles y sont ondoyantes.
Ce bois est plein , ferme sans être dur, et se tra-vaille avec facilité ; il prend un beau poli, et reçoitla couleur que l’ébéniste veut lui donner.
Le parallélipipède portaitsix pouces sur deux faces,et quatre pouces seulement sur les deux autres. Il nes’est point fendu, a fait peu de retraite , et par le des-sèchement 11’a perdu qu’un vingt-quatrième et unsoixante-quatrième de son volume.
L’érable - plane mérite , par sa beauté , qu’on lecultive , et son bois mérite qu’on l’étudie plus queje n’ai été à portée de le faire; suivant les apparences,il est fort et élastique.
Il pèse 43 livres 4 onces 4 gros par pied cube.
Il m’a été envoyé de Savoie , sous le nom d 'érablede montagne, ou d 'érable des Alpes , un autre échan-tillon qu’on m’a assuré n’être ni le duret ni le syco-more ; comme je n’en ai vu ni la fleur , ni la feuille,ni la graine , je ne puis le classer. Son bois ressem-blerait parfaitement à l’érable-plane , s’il en avait lablancheur ; mais celle de l’érable-plaue est beaucoupplus éclatante.
Le parallélipipède de l’érable des Alpes portaitsixpouces d’équarrissage. Il a fait retraite de trois lignessur chaque face , et a perdu environ un douzième deson volume. Il s’est fait une feu te longitudinale dedeux lignes et demie d’ouverture, sur seize liguesun quart de profondeur.
Sa pesanteur est de 42 livres 3 onc. 3 gr. par pied cube.
M. Melchior m’a donné un échantillon de bois dis-posé en Hollande pour servir à l’art du luthier, sous