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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 117

romplet de M. l’abbé Rozier et le mémoire de M. deBondaroy imprimé parmi ceux de la société royaled’agriculture , trimestre de printems 1787.

L’échantillon que j’ai reçu est d’un blanc éclatantet moiré ; on y distingue peu les couches annuellessur la tranche horizontale, tant ses fibres sont homo-gènes ; mais ses veines s’apperçoivent mieux sur lestranches verticales , elles y sont ondoyantes.

Ce bois est plein , ferme sans être dur, et se tra-vaille avec facilité ; il prend un beau poli, et reçoitla couleur que l’ébéniste veut lui donner.

Le parallélipipède portaitsix pouces sur deux faces,et quatre pouces seulement sur les deux autres. Il nes’est point fendu, a fait peu de retraite , et par le des-sèchement 11’a perdu qu’un vingt-quatrième et unsoixante-quatrième de son volume.

L’érable - plane mérite , par sa beauté , qu’on lecultive , et son bois mérite qu’on l’étudie plus queje n’ai été à portée de le faire; suivant les apparences,il est fort et élastique.

Il pèse 43 livres 4 onces 4 gros par pied cube.

Il m’a été envoyé de Savoie , sous le nom d 'érablede montagne, ou d 'érable des Alpes , un autre échan-tillon qu’on m’a assuré n’être ni le duret ni le syco-more ; comme je n’en ai vu ni la fleur , ni la feuille,ni la graine , je ne puis le classer. Son bois ressem-blerait parfaitement à l’érable-plane , s’il en avait lablancheur ; mais celle de l’érable-plaue est beaucoupplus éclatante.

Le parallélipipède de l’érable des Alpes portaitsixpouces d’équarrissage. Il a fait retraite de trois lignessur chaque face , et a perdu environ un douzième deson volume. Il s’est fait une feu te longitudinale dedeux lignes et demie d’ouverture, sur seize liguesun quart de profondeur.

Sa pesanteur est de 42 livres 3 onc. 3 gr. par pied cube.

M. Melchior m’a donné un échantillon de bois dis-posé en Hollande pour servir à l’art du luthier, sous