SECOND MEMOIRE.
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CUPRESSüS DISTIC HA LIN.
CYPRÈS CHAUVE , CYPRÈS DE LA LOUISIANE ,CYPRÈS DISTIQUE.
J’ai planté , au printems de 1788 , deux jeunes cy-près distiques dans une planche située à l’extrémitéd’un canal : cette planche, perpétuellement à fleurd’eau, est destinée à élever des plantes aquatiques.Q)uoiqu’à Bourg le thermomètre, après s’être soutenupendant quelque tems entre iS et 17 degrés de con-gélation , soit descendu à 20 degrés et demi la nuitdu S au 6 Janvier 1789 , les extrémités des branchesde mes deux cyprès n’ont pas même été endomma-gées , et ces arbres sont aujourd’hui très-vigoureux.
Les boutures que j’en ai faites pendant l’automnode 1790, et que j’ai plantées dans la même planche,ont réussi en partie.
Au printems de 1789, j’avais semé deux terrinesen cyprès distiques : j’en enterrai une dans la planchedont je viens de parler, l’autre dans une planche depotager ; celle-ci a donné des jeunes cyprès en abon-dance ; la graine de la terrine qui baiguait dans l’eaun’a pas levé.
J’ai planté, au printems de 1790, les cyprès pro-venans de mon semis, dans un carré de pépinièredont la terre est naturellement très-fraîche et subs-tantielle , sans être forte. Ils poussèrent assez bien en1790; la plus grande partie a péri l’année suivante:j’en attribue la perte à la sécheresse excessive del’été de 1791.
N’ayant pu jusqu’ici me procurer du bois du cyprèsdistique , et ne le cultivant que depuis peu d’années,ce que j’étais en état d’en dire se réduit, comme onvoit, à si peu de chose, que je me serais vraisem-blablement abstenu d’en parler ; mais M. de Ma-lesherbes a pris la peipe d’en faire l’histoire, il a bien