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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MEMOIRE.

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CUPRESSüS DISTIC HA LIN.

CYPRÈS CHAUVE , CYPRÈS DE LA LOUISIANE ,CYPRÈS DISTIQUE.

J’ai planté , au printems de 1788 , deux jeunes cy-près distiques dans une planche située à l’extrémitéd’un canal : cette planche, perpétuellement à fleurd’eau, est destinée à élever des plantes aquatiques.Q)uoiqu’à Bourg le thermomètre, après s’être soutenupendant quelque tems entre iS et 17 degrés de con-gélation , soit descendu à 20 degrés et demi la nuitdu S au 6 Janvier 1789 , les extrémités des branchesde mes deux cyprès n’ont pas même été endomma-gées , et ces arbres sont aujourd’hui très-vigoureux.

Les boutures que j’en ai faites pendant l’automnode 1790, et que j’ai plantées dans la même planche,ont réussi en partie.

Au printems de 1789, j’avais semé deux terrinesen cyprès distiques : j’en enterrai une dans la planchedont je viens de parler, l’autre dans une planche depotager ; celle-ci a donné des jeunes cyprès en abon-dance ; la graine de la terrine qui baiguait dans l’eaun’a pas levé.

J’ai planté, au printems de 1790, les cyprès pro-venans de mon semis, dans un carré de pépinièredont la terre est naturellement très-fraîche et subs-tantielle , sans être forte. Ils poussèrent assez bien en1790; la plus grande partie a péri l’année suivante:j’en attribue la perte à la sécheresse excessive del’été de 1791.

N’ayant pu jusqu’ici me procurer du bois du cyprèsdistique , et ne le cultivant que depuis peu d’années,ce que j’étais en état d’en dire se réduit, comme onvoit, à si peu de chose, que je me serais vraisem-blablement abstenu d’en parler ; mais M. de Ma-lesherbes a pris la peipe d’en faire l’histoire, il a bien