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Tome premier.
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discours d’ouverture. 17

transis et affamés, restent entassés, enfermés dansles magasins ; des hommes à moitié nus , et mou-rant de faim , ne peuvent s’en faire ouvrir les por-tes; des formalités sans fin, une étrange timidités y °pposent: les magasins sont la proie de 1 en-nemi. Le défaut de subsistance, dans un momentaussi critique , et qui ne fut pas moins funeste quel’orage de juillet, ou les glaces de novembre,s’explique par la concentration trop rigoureusedes pouvoirs et de l’action dans la main d’un seul.II ne faut qu’un chef à une armée, car on doitconserver soigneusement l'unité de la pensée mi-litaire ; mais il faut que l’action soit invariable-ment répartie entre un certain nombre de per-sonnes agissant spontanément et sans aucune im-pulsion nouvelle, dès qu’elles ont été mises enfonctions. Une longue série d’événemens , des cir-constancesque j’aurai parla suite l’occasion d’ex-pliquer , avaient troublé cet ordre naturel, et lemoment arriva où il n’y eut dans l’armée qu’unbras, comme il n’y avait qu’une tête : tout ce quele chef ne faisait pas, restait à fairé ; partout oùle. chef n’était pas, il n’y eut plus rien de fait ; etc’est ainsi qu’à Smolensk , à Wilna, à Kowno , toutpérit de misère au sein de l’abondance. Ce grandévénement ne sera pas perdu pour nos études : ilexplique, dès à présent, la nécessité de diverspouvoirs pour régir une ai'mée comme pour gou-verner un État, la nécessité de leur , action libreet spontanée ; il nousfaitentrevoir leur dépendanceraisonnable, leur assistance, réciproque ; il nous

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