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Tome premier.
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l8 discours d’ottvtîrtttr u.

montre que la distribution la plus parfaite despouvoirs, et qui fait une partie si essentielle de lalégislation , est le commencement de l’art en ad-ministration ; on voit ainsi que , dans le gouver-nement d’une armée, comme dans celui d’un État,comme dans le système de l’univers , tout est liéd’une chaîne , souvent inaperçue, quelquefoisimperceptible, mais dont aucun anneau ne sau-rait être ni supprimé , ni déplacé , ni même né-gdgé.

Yous voyez, Messieurs, à quelle hauteur il fautse placer pour choisir des faits dans l’histoire,et à quelles considérations il faut s’élever pourdécouvrir les effets et démêler les causes.

Après avoir examiné l’ordre des matières, l’es-prit dans lequel il faut étudier , les matériaux àrassembler, les lieux où il convient de les cher-cher , et la manière de les choisir ; il reste à parlerde l’utilité des études, à vous démontrer la néces-sité de quelques connaissances en administration ,pour les officiers d’un corps surveillant ou régu-lateur de toutes les opérations de la guerre, etqui est incessamment consulté dans toutes les af-faires dont il n’est pas l’arbitre.

Ce n’est pas tout que de constater l’utilité deslois et des procédés en administration : il faut en-core constater l’utilité de les connaître.

La force et la contrainte sont absolument sanseffet sur les hommes quand il s’agit des opérationsde l’esprit; il n’y a que deux aiguillons, la curio-