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amélioré le sort de la famille, et surtout s’il a
pourvu aux besoins de l’avenir. Sans entrer,
à ce sujet, dans une discussion qui serait beau-coup trop longue, n’hésitons pas à rectifier lesidées : administrer d’abord , compter ensuite , telest l’ordre naturel. Administrer , c’est ce qui ré-clame tout notre temps , tous nos talens , tous nossoins, dans la vue patriotique du bien de l’État,et dans la crainte salutaire du compte à rendre.
L’administration est donc loin d’être renferméedans la comptabilité ; celle-ci n’est réellementqu’un accessoire de l’autre, mais c’est un acces-soire important. Quiconque a géré pour autruidoit rendre compte : sans la responsabilité, dontles comptes sont le dénouement, on pourrait direqu’il n’y a pas de régime deslois. Comptables d’undétachement, d’une compagnie, d’un régiment,les officiers ne cessent de tenir des comptes quepour avoir des comptes à examiner , à contrôler :et telle est une des fonctions principales des ins-pecteurs-généraux ; la complabilité ne doit doncpas plus exciter les dédains de quelques personnes,qu’attirer l’attention exclusive de toutes. On faitd’autres objections encore.
Les officiers de l’état-major ne sont pas desti-nés , dit-on , à administrer l’armée , et il existe ,dans les armées, une autorité essentiellement ad-ministrative ; oui, mais la connaissance des travauxde l’administrateur, de son art, n’intéresse pasmoins l’officier de l’état-major que l’art et les tra-vaux de l’ingénieur, de l’artilleur, du cavalier et