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Tome premier.
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DISCOURS d'ouverture. îg

sité et le besoin, qui les excitent à acquérir desconnaissances. Dans le genre d'études que nousallons entreprendre , La curiosité est à peu prèsnulle, par le discrédit de l’administration ; le be-soin lui seul, et le besoin manifeste , voilà ce quiv °us déterminera à vous y livrer. Il s’agira doncJe vous montrera cet égard vos propres besoins,et de vous les rendre sensibles.

Bien des gens regardent l’étude de la législationcomme une chose superflue pour des hommes d’é-pée, et considèrent toute recherche sur l’admi-nistration comme une occupation étrangère etnuisible à leurs occupations habituelles: une seulepartie de l’administration, la comptabilité, se pré-sente aux yeux de quelques-uns comme la scienceelle-même ; et il semble que pour ces personnesle cahier de l’ordinaire, le livre de la compagnie, lejournal du trésorier, soient les livres de la science;c’est comme si l’on disait que les exercices et'lesparades constituent l’art de la guerre.

La comptabilité en France paraît généralementprévaloir sur l’administration : la théorie de l’im-pôt , du crédit, la façon des budgets, la formedes comptes, cherchent en effet à l’emporter cheznous sur l’art de faire un bon emploi des impôtset des emprunts ; cependant, que dirions-nousd’un fondé de pouvoirs qui se bornerait a nousprésenter chaque année le compte de la dépensede tout notre revenu ? Nous serions tentés de ré-pondre à la justesse de ses additions, en lui de-mandant s’il a augmenté la valeur du capital, ou