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Tome premier.
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DISCOURS D’OUVERTURE. 37

vraiment nationale , vraiment complémentaire detoutes les institutions guerrières, l’état-major,ame de Varmée , trouvera désormais en lui-même ,avec une vaillance égale à celle de 1 état-majorqui l’a précédé, une somme encore plus grandede talens. Il y aura dans l’Etat beaucoup plusd’hommes utiles , par conséquent moins d’hoçn-mes nécessaires. La discipline , la tactique, l’ad-ministration se perfectionneront ; les saines doc-trines à cet égard se conserveront et se propage-ront. Avec cette institution .en quelque sorte nor-male ^ les connaissances militaires et administra-tives passant, par l’entremise ou par l’exemple demessieurs les officiers de l’état-major, chez laplupart des officiers des troupes, l’Etat aura par-tout à la tête de ses armées, comme dans la con-duite du moindre détachement, des chefs tacti-ciens et administrateurs ; et nous aurons dans lesopérations d’ensemble, comme dans les affairesde détail, une méthode en toutes choses fixe,uniforme, constante, à la place d’essais chanceuxet de talens fortuits malheureusement périssables.Alors l’armée française pourra épargner en forcenumérique ce qu’elle aura gagné en force mo-rale ; alors l’économie des hommes et des ressourcesdéfiera la durée des hostilités. Avec une pareilletête d armée, nous conserverons partout la supé-riorité des armes, cette supériorité si nécessaireà un peuple dès long-temps envié, désormais vul-nérable sur\a moitié de ses frontières. Avec untel état-major, lorsque, à défaut de remparts, à