COMPOSITION DE L’ARMÉE. 5()
ployait dans chacun de ces quatre escadrons fussentlà en attendant un dédoublement, et que ce dédou-blement fût pi’ochain , quoiqu’on parût sagementdisposéàmaintenirrexcellentsystèmederescadronpar compagnie. Déjà, la plupart des régimens, lesdragons et les chasseurs, ont été portés à six esca-drons à l’occasion de la guerre d’Espagne (i8a3) ;et tous les escadrons doivent être réduits à six of-ficiers. Ce défout d’unité de formation dans la ca-valerie a nécessairement rendu un peu obscursles chiffres qui présentent au tableau la composi-tion de cette arme.
ARTILLERIE.
La proportion à établir entre l’artillerie et lescorps de l’infanterie et de la cavalerie n’a pas seu-lement pour base les batteries de campagne : ilfaut encore fournir les batteries des positions etdes places, et faire le service des arsenaux et desparcs; les cadres de cette arme ne sauraient êtretrop remplis en tout temps, à cause de la difficultéde former de bons canonniers, et de la nécessitéd’en avoir. Les Anglais et d’autres peuples font enquelque sorte un état à vie du métier de soldatd’artillerie et du génie.
Par une idée analogue à celle qui avait amenél’institution des dragons, on imagina plus tard deporter, à la course du cheval, des canonniers etdes canons; à l’artillerie à pied on ajouta l’artille-rie à cheval; cette institution subsiste et subsis-tera, parce quelle est bonne. Néanmoins, l’artille-