*58 COMPOSITION UE L’ARMÉE.
île cavalerie toute la force de cette arme ; on yajouta les dragons, troupe de pied autant que decheval ; puis , quelques gentilshommes français étant allés, durant les trêves de Louis XIV , exercerleur humeur belliqueuse sur les terres de la Hon-grie , rapportèrent une si haute idée des cava-liers hongrois , que l’on demanda des hussards;des seigneurs hongrois les fournirent : et les trou-pes légères des Allemands ayant singulièrementinquiété les Français dans les guerres du derniersiècle, on augmenta ce noyau de troupes légères.On en eut comme eux de deux sortes, et au lieu deles appeler hulans on les nomma chasseurs ; ony ajouta plus récemment encore des lanciers. Telest aujourd’hui l’état de la cavalerie française; on asuccessivement maintenu tout ce qu’on trouvaitétabli, sans.s’apercevoir que les dragons ne com-battent plus à pied, que les Français fournissentdes troupes légères aussi bonnes sous l’habit fran-çais que sous le dolmau hongrois : et voilà la causede cette complication qui constitue l’État en dé-penses superflues, pour lui donner, en quatre oucinq espèces de troupes, seulement deux espècesde soldats, comme dans l’infanterie, la troupe lé-gère et la troupe de ligne.
S’il est vrai que la cavalerie doive se trouver dansla proportion d’un cinquième avec l’infanterie,nosquarante-sept cadres de régimens seraient suffisanssans doute; mais quatre escadrons son t-il s des cad ressuffisans pour recevoir quarante-sept mille hommesenviron ? Il semblaitque les huit officiers qu’on em-