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Tome premier.
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COMPOSITION DE L’aIIMi£e. 65

Les officiers prisonniers ne font jamais partiedes bataillons : ils forment des dépôts à part, etsont disséminés dans les villes où la subsistanceest le moins chère.

Une brigade de gendarmerie surveille chacunde ces bataillons; le commandant de la gendar-merie, dans chaque département, est chargé de lapolice des bataillons qui s’y trouvent stationnés.Us sont administrés comme les autres troupes,passés en revue par les intendans, et inspectés parles colonels de gendarmerie.

Les officiers et sous-officiers français qui comman-dent lesbataillonsjouissentdu traitement d’activité.

Les prisonniers reçoivent la demi-solde fran-çaise : ils sont en outre payés de leurs travauxcomme les ouvriers du pays, sauf la retenue pourune masse de linge et chaussure.

Les conseils d’administration sont présidés soitpar les directeurs des travaux civils, soit par ceuxdes fortifications.

Chaque prisonnier a un livret, et on lui fait sondécompte tous les trois mois, comme aux soldatsfrançais .

L’organisation des prisonniers varie suivant lestravaux auxquels on les emploie; mais on se gardebien de leur rendre, dans aucun cas, la disciplineet les armes, qui en formeraient des corps dange-reux ou inquiétans ; ce sont des hommes dont ilfaut prendre soin , qu’il faut même rendre heu-reux jusqu’à un certain point, mais qu’il importede contenir, et l’on est en droit de le faire.