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COMPOSITION DE l’aRMJÎ'E.
chapitre II.
Des Écoles.
Au premier rang des établissemens militaires ,se placent les écoles.
« France declierra, disait Charles-le-Sage , quand» sapience à France faudra. » Ce pronostic s’appli-que parfaitement à l’état militaire. Négligez l’ins-truction des citoyens et celle des soldats, et vousne tiendrez plus contre les peuples que vous au-rez à combattre. Tous les peuples font des*progrèsplus ou moins rapides dans les connaissances quiaugmentent les facultés de l’homme ; et la France doit s’attendre , dans toutes ses guerres, à avoir àcombattre des ennemis plus nombreux que sessoldats : elle doit donc suppléer au nombre parl’intelligence. Il faut que les soldats français soientune pépinière d’officiers; il faut que, le lendemaind’un combat meurtrier, tout général puisse trou-ver parmi ses soldats de quoi remplir les cadresque la mort aurait désorganisés. La discipline elle-même gagne plus qu’on ne pense à ce que les sol-dats soient instruits. Comment aussi faire compren-dre à des ignorans nos lois pénales et notre admi-nistration? Quel parti tirer à la guerre d’hommesignorans, lorsqu’on les emploie en petits détache-mens, ou qu’on les charge de différentes commis-sions? L’instruction des soldats, à la vérité , im-