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Tome premier.
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COMPOSITION DIS l’aUMIÎe. Çyj

pose aux officiers l’obligation detre justes, d’êtreinstruits. C’est encore un avantage de plus en fa-veur de l’instruction à donner aux soldats.

Ces motifs sont les premiers de l’établissementdes écoles destinées aux militaires. Un autre mo-tif non moins puissant est peut-être celui-ci :

Lorsque la loi militaire appelle aux armes tousles citoyens sans distinction , et quand elle offre àtous également la perspective de l’avancement etdes honneurs, ce serait, en quelque sorte, éluderles promesses, que de ne pas fournir à chacunles moyens d’arriver à cette fin. Or, l’instructionétant la ^ondition rigoureuse de toute élévationdans un siècle où, hommes et choses, tout a étémis à découvert, tout a été réduit à sa valeur réelle,la carrière des armes serait infiniment bornée pourceux qui ne se trouveraient pas pourvus d’une ins-truction suffisante: la plus haute valeur elle-même,dénuée de ce puissant secours, ne portera désor-mais les soldats que fort rarement à quelque de-gré d’élévation ; et si elle parvient à les y fairearriver, ils ne s’y soutiendront qu’à l’aide de col-laborateurs capables de suppléer à ce qui leurmanquerait à eux-mêmes de savoir et de lumiè-res. Ce fut déjà, et le siècle étant un peu moinsavancé qu’il ne l’est aujourd’hui, à l’aide de telscollaborateurs (officiers des armes savantes, etautres jeunes gens d’une éducation relevée) quequelques généraux, qui ont brillé dans la guerre devingt-trois ans, soutinrent le poids du commande-ment et la dignité de leur rang ; une fois privés de cet