COMPOSITION DK l’aRMKE. ^3
Notre magnifique système d’instruction sup-plée, autant que nos mœurs le comportent, auxécoles de tactique des Grecs et au champ de Marsdes Romains*
Peut-être nous manque-t-il une école de sous-officiers, à l’instar de celle que nous avons eue àFontainebleau de i 8 ioà 1814, ou à l’instar decelle des Autrichiens.
Il y a en Autriche des écoles pour faire des sous-officiers de tous les fils des soldats; c’est un chef-d’œuvre que l’institution de ces écoles : les Autri-chiens ont de beaucoup étendu notre institutionde l’école des sous-officiers. Il était du caractèrecontemplatif des Allemands d’imiter en ceci la ré-publique de Platon ( i) : mais, sauf un peu de préten-tion à la perfectibilité, cette institution est fort re-marquable et mérite d’être connue; je transcriraison réglement à la fin de ce chapitre. Ils prennent:l’enfant à six ans, et le gardent jusqu’à dix-huit, luidonnant jusqu’à seize une éducation dans laquelleentrent les élémens des mathématiques , de l’his-toire , des sciences naturelles etde la géographie. Ona le plus grand soin de développer leurs qualités in-tellectuelles et morales. De seize à dix-huit, l’édu-cation est toute militaire : on les exerce à lever des