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moins, je crois que l’on serait à temps de refairecette institution aux approches de la guerre.
L’enseignement dans tous les établissemensd’instruction militaire pourrait recevoir quelquesmodifications. Les différentes écoles pourraientêtre rappelées à leur véritable destination. Dansles unes on enseignerait les élémens, dans lesautres on appliquerait les connaissances acquisesdans les premières; dans toutes, l’étude des loisserait à recommander comme le premier besoinde toute éducation, les lois n’admettant aucuneexcuse d’ignorance. Un cours d’études des arts etmétiers serait fort utile aussi. Peut-être quelquesnotions de la physiologie n’y seraient-elles pas dé-placées. Des hommes qui vont avoir à prendresoin d’autres d’hommes ne sauraient ignorer lesprincipaux phénomènes de la vie, au moins jus-qu’à se mettre en état d’entendre le langage des phy-siciens et des médecins. Mais, il faut en convenir,une partie de ces études pourrait entrer avec avan-tage dans l’éducation première, sauf à régler d’unefaçon plus abrégée et plus facile l’étude des lan-gues anciennes, ou à rendre facultatif ce genred’étude pour ceux qui aspireraient à une brillanteéducation, les autres se bornant à apprendre leurpropre langue avec les arts utiles.
Tout aspirant aux écoles militaires devrait avoirachevé les cours de la première éducation; il con-viendrait peut-être de n’admettre à l’école mili -taire que des jeunes gens âgés de seize à vingt ans;ce qui ne donnerait point d’officiers avant l’âge où