Band 
Tome premier.
Seite
117
JPEG-Download
 

DES INSTITUTIONS MILITAIRES. Il J

retrouvaient sous le,régime des lois de Solon , queles Pisistratides n’avaient pas entièrement abolies.Ils formèrent donc, selon leur constitution, unearmée composée dedix mille hommes, fournis, parégale part, par chacune des dix tribus, et ils lacongédièrent après la fuite des ennemis. Ainsi,ils n’eurent réellement point alors d’armée perma-nente. Leur armée, c’était la population entière,militairement organisée , comme à Sparte : les ci-toyens, ou les riches qui, jouissant de tous leshonneurs, supportaient toutes les charges , étaientles défenseurs, en quelque sorte privilégiés, de lapatrie ; gardiens des places frontières , de dix-huità vingt ans, ils étaient soldats pour les expéditions,de vingt à quarante , et pour la défense du terri-toire de quarante à soixante : à défaut de citoyens ,venaient les hcibitans ; à défaut de ceux-ci , lesétrangers ; enfin, dans les grands dangers, les esr-claves. Les trois premiers ordres étaient constam-ment exercés, dans les gymnases, à toutes les par-ties, du métier militaire. « Sous cet aspect,.dit un» historien, (1), la ville d’Athènes présentait , dans» tous les temps, l’image d’une armée stationnaire. »Au moment du danger ou du besoin , le stratège ,ou général de chaque tribu, levait lenombre d hom-mes décrété, et les formait en corps de troupes;l’un des dix stratèges commandait l’armée, et,dansles grands dangers, les dix marchaient comme à

(i) Mcm. de l’Acad., tom. 45 , pag, 261.