DES INSTITUTIONS MILITAIRES. 121
Les vainqueurs d’Athènes , il est vrai, ne sontguère plus heureux quelle ; Sparte opprimée audedans, et constamment occupée de guerres oud’intrigues au dehors, ne conserve point l’empirede la Grèce pour lequel elle a si long-temps com-battu. Un grand homme de guerre , Epaminondas ,transporte un instant à Thèbes la prépondéranced’Athènes et de Sparte , et les institutions militairesfont de véritables progrès. Mais les Thébaius nesavent s’illustrer que par des guerres grecques ,où tous les partis s’affaiblissent; ils,ne font ainsique préparer le succès des rois de Macédoine .
La liberté semble renaître plus tard avec la li-gue des Achéens, et avec elle se montre encoreun reste de la valeur des armes grecques et desinstitutions d’Epaminondas ; mais Aratus combatCléomène , la ligue borne ses efforts à des guerresintestines, et elle se trouvait énervée quand lesÉtoliensattirèrent imprudemment, chez les Grecs-;les armes des Romains. A l’arrivée de ces terriblesennemis, les Grecs semblèrent avoir totalementoublié la discipline antique ; la tactique d’Epami-nondas n’avait pas survécu à Philopœmen ; les ri-valités , l’anarchie , la perte de l’esprit militairelivrèrent promptement I’Achaïe aux nouveauxmaîtres de la Macédoine , et la puissance desGrecs disparut sous les débris de Gorinthe.
Les Romains , voici le grand peuple ; celui dontles vicissitudes peuvent fournir les plus grandes ,les plus utiles leçons.
Nous laisserons les esprits prévenus d’une rê-