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Tome premier.
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122
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122 DES INSTITUTIONS MILITAIRES.

veuse philantropie, atténuer la gloire des Romainset flétrir leurs lauriers; pour nous, qui n’oublionspas que les inconvéniens sont à côté des avantagesdans la vie sociale , nous envisagerons les Romainscomme étant constitués pour défendre par l’épéece qui fut établi par l’épée; destinés par consé-quent à devenir ou conquérans ou esclaves , etnous les admirerons franchement pour s’être éle-vés à ce degré de puissance qui pouvait, seul, lessauver d’une ruine prématurée, te De tous les peu-» pies du monde, dit Bossuet , le plus fier, le plus» hardi tout ensemble , le plus réglé dans ses con-» seils , le plus constant dans ses maximes, le plus» avisé, le plus laborieux et enfin le plus patient,» a été le peuple romain... Le fond d’un romain,» pour ainsi parler, était l’amour de la liberté et» de la patrie; une de ces choses lui faisait aimer» l’autre ; car, parce qu’il aimait sa liberté , il ai-» mait aussi sa patrie, comme une-mère qui le» nourrissait dans des sentimens également gérié-* reux et libres. Sous le nom de liberté, les Ro-» mains se figuraient, comme les Grecs,: un état» où personne ne fût sujet que de la loi , et où la» loi fût plus puissante que les hommes. Pour dé-» fendre cette liberté, rien n’était au-dessus du» courage et du dévouement des Romains. A Rome ,» plus les affaires étaient désespérées, et plus on» établissait qu’il fallait vaincre ou mourir (i). »

(') ISossuct, Histoire. Universelle, 3 e partie.