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Tome premier.
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J 26 DES INSTITUTIONS MILITAIRES.

les lois de la ville régissaient l’armée, et la disci-pline militaire faisait partie des lois de la ville.

Les choses continuèrent d’être ainsi sons lesrois, et pendant tout le premier âge de la répu-blique. Alors les légions étaient exactement licen-ciées à la fin de chaque guerre, et la guerre nedura pas plus d’une campagne, tant que les enne-mis de Rome furent près de ses portes. Le citoyenalors quittait la charrue pour les armes, et retour-nait à la charrue ; alors aussi, comme Athènes etSparte, Rome n’eut pas besoin d’une législationspéciale pour ses armées.

Les armées romaines furent ainsi long-tempsnationales sans être permanentes , ou si ellesavaient été quelquefois permanentes sous les rois,elles cessèrent de l’être sous les consuls. Mais larévolution romaine ayant irrité les rois voisins etréveillé la haine des peuples rivaux, la guerre pritun caractère sérieux et suivi ; les Gaulois survin-rent, et, de guerres en guerres, les levées detroupes furent continuelles : chaque consul dutavoir des troupes, marcher, combattre et vaincre.Le peuple se lassa de servir ce qu’il appelait l’am-bition des patriciens, et, par sa retraite sur leMont Sacré , il obtint des tribuns ; ceux-ci accu-sèrent bientôt l’ambition des consuls d’éterniserla guerre , et le consulat fut suspendu. On essayades tribuns militaires et des décemvirs : devant latyrannie de ces derniers, la victoire s’exila. « En» perdant la liberté, Rome semblait avoir perdu