DES INSTITUTIONS MILITAIHES. 12 7
» l’ame qui la faisait mouvoir(i). » Le sang de Vir-ginie ranima la liberté; le peuple ne tarda pas às’apercevoir que l’inquiétude des voisins en vou-lait essentiellement à la prospérité de Rome ; ilrétablit les consuls et rappela la victoire. Mais lavictoire ne cessant point d’amener la conquête , ilfallait conserver de nouveaux pays et combattrede nouveaux voisins : les Romains étendent leurdomination successivement sur toute l’Italie , et enpoursuivant les Gaulois, ils mettent le pied dansla Gaule ; l’Afrique et la Grèce commencent à leurporter envie; le roi d’Epire passe en Italie , etCarthage lui prête secours par une diversion enfaveur des Tarentins ; le roi de Macédoine, à sontour, traite secrètement avec Annibal ; les Romainsdissimulent pour ne s’occuper que des Carthagi-nois ; de toute part attaqués ou menacés, ils fontface partout ; on combat sur mer comme sur terre,et la haine éclate entre les maîtres de l’Afrique etles maîtres de l’Italie ; quelques trêves ne font queles préparer à de nouveaux efforts : on se ren-contre dans toutes les îles de la Méditerranée, enEspagne, en Italie, en Afrique ; les Carthaginoischerchent des alliés dans la Grèce, dans les Gaules ,en Asie ; les Romains vont les combattre eux etleurs alliés ; ils triomphent des uns et des autres,et ils sont les maîtres du monde. Les Scandinaves,les Germains, les Sarmates, les Scythes, les Parthes ,