UES INSTITUTIONS MILITAIRES.
gardien des coutumes de nos petits états féodaux,et il travailla à les réduire en un corps de règlesgénérales, comme Charlemagne avait voulu lefaire, et Charles VII après lui; il mit en honneurl’agriculture, fit respecter la propriété du sol etcelle du travail ; insensiblement il se forma , sousses auspices, au lieu de deux classes seulementparmi les Français , les nobles et le peuple , Uneclasse intermédiaire , une classe nouvelle , dont ilprévit qu’il retirerait les plus grands avantages. Ilfit une armée régulière, des arsenaux, une épargne ;et, toujours fidèle à la politique de la réformation,quoiqu’il en eût abjuré les doctrines religieuses , ilallait fonder la confédération du Rhin, lorsque*lepoignard termina sa glorieuse carrière.
Les ébauches de Henri IV , ou plutôt ses inten-tions, avaient déjà produit de bons effets. Lecardinal de Richelieu en profita pour continuer,par la force, la révolution que Sully avait com-mencée par la sagesse. Ayant abaissé les huguenotset les grands, et par là fait cesser les divisions quiparalysaient les forces de la France ; ayant, en unmot, tout réduit à l’obéissance, et donné au roiautant de sujets immédiats qu’il y a de Français ,Richelieu n’est plus embarrassé pour recruter soninfanterie : avec l’armée de Henri IV il aura desimpôts; avec des impôts il aura une armée. Maiscette armée se compose d’un grand nombre defantassins , et les barons ne servent qu’à cheval ;dans cette armée, il entre des artilleurs, des in-génieurs, et la noblesse ne prise que la valeur: la
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