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Tome premier.
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DES INSTITUTIONS HIUTA1KES. l5l

meilleurs citoyens étaient les meilleurs soldats, età peine l’ordonnance du 25 février 1726 fut-ellemise à exécution, que celle du 3 o mai défenditles remplacemens : on sembla ne vouloir attirersous les drapeaux que .des hommes au-dessus dela dernière classe. 11 ne manquait que d’assujétirà la même loi la noblesse, la bourgeoisie et lepeuple ; il ne manquait que de prendre légale-ment, dans une telle milice, de quoi remplir lescadres de l’armée ; que d’assurer la libération dessoldats après le temps convenu ; il ne manquaitplus que de partager également les grades et l’a-vancement, d’avoir des lois fixes sur le tout, etl’on se trouvait au point où nous en sommes au-jourd’hui. Mais, loin de là, ce nouvel impôt frap-pait sur les seules classes laborieuses, sans qu’illeur fût fait aucune part des honneurs. La milicede M. de Breteuil, pourtant assez sagement conçuesous de certains rapports, fit le plus mauvais effet ;les citoyens non privilégiés,qui voulaient se faireremplacer pour se rapprocher de ceux qui étaientexempts, s’irritèrent ; il y eut du désordre dansbeaucoup de pays, ainsi qu’on le voit par plusieursordonnances de répression. Après tout ce bruit,la milice fut à peu près vrfine , et l’on continua de re-cruter l’armée à prix d’argent. Le recrutement, ilest vrai, fut favorisé par la crainte, par l’humilia-tion de la milice, par la misère , par un reste d’habi-tude du servage. Enfin, 011 se procura des soldatspar tous les moyens ; mais les vétérans et les an-ciens officiers n’étaient plus. La France éprouva