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bientôt qu’elle n’avait ni les généraux du grandrègne, ni les soldats de Steinkerque, de la Mar-saille, de Cassano, de Fleurus et de Nerwinde ;et que tous ces fameux généraux qu’on avaitopposés presque seuls, à. défaut de soldats, auxplus puissans ennemis, avaient disparu. Ce quiétait resté des guerres précédentes, conservant unpeu de la rudesse des camps, avait déplu à unecour licencieuse, efféminée; et à peine les d’Es-rtrées se préparaient à succéder aux Villars, queles Soubise allaient remplacer les d’Estrées. Enun mot, de l’armée dont les épées avaient tracéles traités de Nimègue et de llyswick, et fortementappuyé les négociations d’Ctreclit, de cette fa-tmeuse armée, il ne restait que le nom. Frappés decette dégradation, tous les esprits se tournèrentvers une réforme militaire, vers une nouvelle consTtitution de l’armée; et l’on se crut pressé d’en vernir là, parce qu’on avait besoin de déployer degrandes forces.
La France , qui, depuis le moment où le traitéde Westphalie lui eut rendu sa supériorité, avaittoujours eu des forces militaires plus considéra-bles qu’aucune autre nation de l’Europe , étaittellement dégénérée que plusieurs de ses voisinsavaient de meilleures et de plus fortes armées queles siennes, Elle avait à sa solde quelques corpsde troupes étrangères sur lesquelles elle semblaitbeaucoup compter, et recrutait péniblement sespropres troupes de soldats nationaux ou élran,-