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DES INSTITUTIONS AIILIT AIRES.
par scs ennemis, à l’exemple du pape Jules II ,n’avait pas dédaigné leur secours, et les affairesde la Hongrie avaient concouru aux succès deLouis XIY. Ces armées,.cet état avaient donc acquisalors une certaine consistance; mais les armées mu-sulmanes n’étaient plus, au dix-huitième siècle, enétat de se mesurer avec les armées chrétiennes,dont elles avaient été si long-temps la terreur. Leculte religieux, que ces peuples rendaient à l’igno-rance, les avait laissés stationnaires durant les pro-grès des armées de leurs voisins. Les Soliman-et lesMustapha n’étaient plus; les janissaires eux-mêmesn’étaient pas demeurés ce qu’ils étaient au quin-zième siècle : le siège de Candie, en détruisant cetteredoutable milice, avait achevé ce que la politiquecauteleuse et craintive des sultans fainéans venaitde commencer; et lesàuxiliaires des janissaires, cescontingens tumultuaires de l’Asie,étaient toujoursles mêmes qu’au temps où ils forçaient les portescaspiennes. Enün, l’armée turque du dix-huitièmesiècle n’était plus au niveau de la tactique du temps;et, loin d’être en état de porter une troisième fois laguerre au cœur de l’Europe , elle était à peine enétat de défendre son territoire : elle combattaitencore en désordre, et beaucoup plus à chevalqu’à pied; elle refusait le combat à certains joursde fête, et se dispersait après la consommation descs vivres, ou après quelques mois de campagne ;c’est en vain que la France les eût fournis de sesartilleurs et de ses ingénieurs, comme elle le fitplustard ; les Turcs n’avaient bientôt plus une armée à