DES HVSTITTTTIOIVS MfLITATEKS. 1
Moscovites cherchaient, en combattant clans lesrangs prussiens ou contre eux, à se former à latactique et à la discipline des plus habiles. L’impôten hommes sur la noblesse, l’impôt en argent surla classe moyenne, un commencement'd’industrie,et une grande parcimonie, mettaient le gouverne-ment en mesure de soutenir son état militaire.Ainsi la Russie, avec une armée féodale , avecdes serfs patiens et dociles, contenus au besoinpar le knout et la prédestination, avait une forcemilitaire régulière, et qui, renforcée par de bravesaventuriers de tous les pays, présentait, au mo-ment où les autres achetaient si péniblement quel-ques milliers de recrues, une pépinière inépui-sable de soldats. La Russie aurait dû faire trem-bler l’Europe , avant même d’avoir détruit l’équi-libre politicpie par le dernier partage et l’extinc-tion du royaume de Pologne. Heureusement cettepuissance se trouvait occupée avec un ennemialors formidable par la terreur de son nom et leprestige encore subsistant de l’effroi de ses armes.
Les premières armées organisées qui avaientparu dans les temps modernes, c’est-à-dire cellesde Mahomet et de Sélim, s’étaient montrées enAllemagne et en Italie ; elles avaient occupé à lafois les faubourgs de Vienne et le port d’Otrante ;peu s’en fallut que l’Europe tout entière ne tombâtsous leurs coups. Le roi de France lui-même, pressé
grade qu’on obicnait dans l’armée, tout, jusqu au nombre derlievaux à mettre à son Carrosse.