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Tome premier.
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lG8 DF.S INSTITUTIONS MILITAIRES.

» d’une éternelle censure, ont résisté jusqu’à pré'» sent à l’opinion publique qui les a proscrits, et» aux efforts des administrateurs qui ont tenté cl’y» remédier, c’est qu’on a voulu faire,par des opé-» rations partielles, ce qui ne pouvait réussir que» par une opération générale ; c’est qu’on a cru» pouvoir réprimer le désordre sans en extirper le» germe ; c’est qu’on a entrepris de perfectionner» le régime de l’état sans en corriger les discor-v dances, sans le ramener au principe d’uniformité,» qui peut seul écarter toutes les difficultés de dé-» tail, et revivifier le corps entier de la monar-» chie (i). »

Les esprits les moins pénétrans faisant l’appli-cation de ces maximes à l’état militaire, on réuniten conseil de guerre les plus habiles officiers deï’armée ; ceux-là, cherchant le mal à sa racine, aulieu de s’en prendre aux dispositions partielles dequelques réglemens de détail, le découvrirent dansle vice des institutions elles-mêmes, et ils tentè-rent, comme le seul remède efficace, ce que leursdevanciers n’avaient fait qu’entrevoir, une véri-table constitution militaire. Mais toujours le prin-cipe demeurait inconnu, indéterminé; on n’osaitpas prononcer le mot égalité des droits : ainsi leconseil de la guerre travaillait, en 1788, commeon travaillerait de notre temps. Il fondait la forcenumérique d’une petite armée sur des droits et

(1)Discours à l’Assemblée des notables présidée par Louis XVI (22 février 1787 ).