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Tome premier.
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mJ RECRUTEMIÏVT.

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» que la punition ne soit pas la même pour les» miliciens que celle infligée aux soldats, dont la» désertion n’a pour principe que l’inconstance et» la mauvaise foi, puisqu’ils étaient les maîtres de» ne pas contracter engagement. «Quelque créanceque puisse mériter lejurisconsulte Servin, je donnevolontiers la préférence à l’auteur de l’ordonnancede 1779, et je pense, comme ce dernier, que, siquelqu’un a droit à des ménagemens , ce 11’est pascelui qui s’est présenté volontairement ou parétourderie au recruteur; mais celui que le devoirappelle au service, et que mille motifs excusablespeuvent faire faillir.

Voilà donc une justice plus libérale en raisonde l’appel ; toutes les autres parties de la législa-tion se modifieront pareillement en conséquencedu 2>rincipe consacré par la loi du recrutement.Déjà, quoique cette loi n’ait pas admis l’article 62de celle du 19 fructidor an VI, qui lui-même étaitla copie de l’article 14, titre G du réglement du24 juin 1792, l’éducation, ce premier de tous lesbienfaits envers les hommes, est, malgré le silencede la loi, l’objet de la sollicitude du gouvernement :les fils enlevés à leurs familles avant que leur édu-cation fût achevée peuvent la compléter au régi-ment; l’état se substitue ainsi aux parens en re-cevant les soldats. La loi elle-même fixe les droitsà l’avancement : nous traiterons, dans un chapitrespécial, du titre 6 de cette loi. Des lois ou ordon-.-nances spéciales, viendront successivement mettretoutes lespartiesenharmonieaveclaloidu iomars.