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Tome premier.
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DES REMONTES.

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s’augmente de jour en jour, à mesure que lesmachines de guerre se multiplient. Les arméesnombreuses, surtout celles qu’on lève à la hâte,comme cela arrive nécessairement quand on faitde grands efforts, veulent être protégées par ungrand nombre débouchés à feu; et les batailles surterre sont quelquefois, comme les combats sur merdes batailles d’artillerie. Il n’est pas rare de voirtrois cents pièces de canon en batterie de part etd’autre : ce qui en suppose encore un grand nombresoit dans les réserves, soit dans les détachemens;à quoi il faut ajouter les caissons de munitions àcanon, à fusil, les équipages de siège et de pont,les objets de rechange, et tout l’attirail qui suit l’ar-tillerie d’une armée.

Ce surcroît du nombre de chevaux en nécessitelui-même un autre : pour protéger une infanteriepeu aguerrie , on a entassé des canons ; pour pro-téger ces canons, il faut entretenir un grandnombre d’hommes d’infanterie et de cavalerie, etporter à leur suite une grande quantité de vivres,d’effets d’ambulance, d’habillement, d’équipement,de harnachement, d’armement, de campement etde mobilier.

Ces trois causes amenant dans les armées unnombre de chevaux à peu près égal à la moitiédes combattans ( 1 ) ,1e recrutement en chevaux de-.

(1) Puységur, Art de la Guerre, 2 e partie, cliap. 7, art. 2,pag. 2, assure avoir établi le campement d’une armée de 120mille hommes, ayant avec elle 100 mille chevaux.