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Tome premier.
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dus uiîmojytiîs.

vient une affaire majeure pour l'administration.

Equiper une armée de tout ce qui lui est néces-saire, particulièrement en chevaux, cela s’estappelé quelquefois la monter : et c’est ce qui faitque, quand il s’agit de remplacer ses pertes, ondit qu’il faut la remonter; d’où l’expression re-monte ^ prise pour le recrutement en chevaux.

Malgré l’importance du service des remontes,nous 11’avons, à proprement parler, en France , surce point,aucun système fixe, aucune législation po-sitive. Il y a, toutefois, un état présent, et mêmeun état assez habituel. Le gouvernement monte àses frais tous les soldats de la cavalerie, la gen-darmerie exceptée; les officiers se montent à leursdépens ; les chevaux des trains, non compris ceuxdes officiers, appartiennent à 1 ’élut; ceux des équi-pages auxiliaires sont prêtés au gouvernement parles peuples, ou loués par des entrepreneurs.

Le service des remontes, au compte de l’état,se divise habituellement en trois parties :

Remontes de la cavalerie et des régimens d’ar-tillerie à cheval;

Remontes du train d’artillerie ;

Remontes du train des équipages.

La manière de se procurer des chevaux dépenddes circonstances.

Quand on a été pressé au point de 11e plusavoir égard au renchérissement, on a fait pour leschevaux comme pour les habits : chaque corps a