DES REMONTES.
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blir, soit qu’on prît ou qu’on 11c prît pas le partide monter les officiers aux frais de l’état ( 1).
Les qualités des chevaux s’apprécient suivantl’usage auquel on les destine. Le cheval destiné àcourir doit être agile de ses jambes de derrière ,et peut, sans inconvénient, être étroit du devant ;le cheval destiné à porter ou à traîner des fardeauxdoit être large ( 1 e la poitrine, et peu importe lasouplesse de son arrière-train ; le premier doitavoir les naseaux très-ouverts. L’un et l’autre serontpréférables s’ils sont nés sur des lieux élevés etsecs, car ils auront la corne plus dure et moinssujette aux accidens.
La liberté et l’agilité des mouvemens sont â peuprès apparentes, et chacun voit, au premier tourde manège, si le cheval est étroit du devant outrop long jointé; s’il a le sabot plat, l’épine du dostrop roide ou trop élastique ; si les oreilles se re-joignent en avant ou en arrière, ce qui annonceque l’animal est rétif, méchant ou ombrageux, il estplus malaisé de connaître s’il se nourrit bien, etsi son embonpoint n’est pas un peu factice ; s’il11’est pas tiqueur, si sa vue ne périclite point, s'ilest affranchi des maladies originelles, si la dentest bien naturelle, etc.
Les différences entre les races de chevaux sontplus tranchées qu’entre les espèces d’hommes, etl’on a intérêt de savoir dans quel pays on prendra
(1) Je dirai, en parlant du traitement, qu’il convient quel’étal fournisse à chaque officier un cheval d’escadron.