t>ES REMONTES.
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Mais toute ressource en ce genre est fugitive etvous échappera, si vous procédex par des réqui-sitions, ou si, procédant par des achats, vous nepayez pas raisonnablement et exactement. L’unede nos armées les mieux administrées, durant ladernière guerre, trouva toujours à remplacer sespertes dans les pays du monde les moins pourvusde chevaux, parce que, dans cette armée, il yavait une caisse spéciale des remontes ; que lesfonds de cette caisse étaient uniquement consacrésà cet usage, et que tout cheval était payé comp-tant au prix de sa valeur réelle. Par ce moyen,on eut toujours une belle et forte cavalerie, demagnifiques équipages, des relais sur les routes ;le pays n’eut aucun motif de soustraire ses chevauxà l’armée ; les transports auxiliaires se formèrentaisément, et cette armée fit, en quelques semaines,des sièges qui semblaient exiger des années. Elletraîna sur les rochers de Méquinenza, de Sagonte et de Tarragone, devant Lérida, Tortose , et autresplaces, des équipages de siège qu’elle se forma ;elle les entretint des milliers de projectiles et detout l’attirail nécessaire à ces grandes opérations.L’abondance ne cessa jamais de régner parmi lesassiégeans ; les malades furent évacués ; tout sepassa avec le plus grand ordre, parce que jamaison ne manqua de moyens de transport, et l’onne manqua point de moyens de transport, parceque les chevaux empruntés furent exactementrendus , et que les autres furent exactementpayés.