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Tome premier.
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DK INORGANISATION. 3oq

beaucoup d’hommes propres au métier de simples•soldats. Cela fut d’ailleurs difficile eu tout temps.

César disait, des vieilles troupes qu’il enleva àAffranius : Exercitum sine duce; et du grandhomme qu’il vainquit à Pharsale : Ducem sineexer-citu. Il sentait ce que valaient les légions d’Es-pagne , et le peu que valaient les nouvelles légionsde Macédoine. Pompée avait levé des légions sansfaire des soldats, et il était difficile de métamor-phoser ainsi les patriciens et les riches de Rome ;tandis que César commandait à ceux en qui con-siste la force des armées, la richesse et la puis-sance des empires.

DepuisTullus-Hostilius, jusqu’à Bélisaire ; depuisGustave-Adolphe , Frédéric-Guillaume, et son filsle grand Frédéric, jusqu’à nos jours, l’art d’organi-ser des armées présente une multitude de pro-diges : c’est, par exemple, un fait digne de mé-moire que la création de cette armée italienne qui,en moins de six ans, se fit remarque^ à côté desplus braves armées françaises. Pour ce qui est destemps antérieurs, l’histoire, quoiqu’assez peu at-tentive à nous éclairer d’une manière positive,n’a pas manqué de laisser apercevoir les moyenspar lesquels ces sortes de phénomènes avaientété produits, et toujours on a vu que les succèsdépendaient de deux conditions : la première,disposer les hommes au métier des armes; laseconde, ne pas contrarier leur génie ou leurspenchans dans la manière de combattre.

Les Romains accoutumaient, dès le berceau,