DE L ORGANISATION.
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leurs enfans aux exercices militaires, et, en générai.,aux qualités qui font le soldat : ils formaient lecorps par la frugalité, la tempérance, la duretédela vie domestique, les travaux, les fardeaux, lacourse, le saut, le pugilat, l’escrime, la marche;d’un autre côté, la pratique des vei’tus civiques, lessentimens d’honneur, la religion du serment,l’amour de la patrie, étaient les moeurs par les-quelles on préparait les maîtres du monde; cesmœurs, ces habitudes, étaient elles-mêmes le ré-sultat naturel et nécessaire de l’état politique dupays, ;
Nousavons une idée de ce régime et nous avonsvu quel était le classement du peuple romain.
C’était parmi l^s citoyens jouissant de la plénitudedes droite pivüs-t et non parmi les prolétaires queles consuls choisissaient ordinairement leurs sol-dats; mais, forcés quelquefois d’armer lesdernièresclasses, et,même les esclaves, ils commençaientpar faire de ceux-ci des hommes libres, en leur ins-pirant. te sentiment de la propriété de leur per-sonne, celui d’une dignité nouvelle, et l’envie d’a-méliorer leur sort. Partout où l’on a voulu avoirde bonnes urinées, on a imité les Romains. C’estainsi, pour ne pas multiplier les exemples, quechez, nous, à mesure que le système des arméess’étendait et se perfectionnait, le besoin de recou-rir au peuple nous reporta, pour ainsi dire, à lamonprebie de Clovis ; c’est-à-dire qu’on augmentasuccessivement le nombre des citoyens pour avoirdenombreux soldats; qu’en suite, par les armes,une