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Tome premier.
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DE L ORGASTISATIOÎT.

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de cet esprit entreprenant, dont on peut attendrede grandes choses, l’imprudence, l’incurie-, onl’inaptitude de quelques chefs, peuvent donc faireun esprit de sédition , et il n’y a pas de plus granddanger dans l’état militaire.

En général, on conduit le Français par la rai-son, par la justice , par la douceur, et l’on n’ob-tient rien de lui par la crainte, par la force. C’estun arbuste qu’on peut redresser avec du tempset de la patience, mais qui se rompt avec éclatsous une main brusque ou brutale.

J’ai dit jusqu’ici, comment il faut prendre lesmilitaires français ; tous les chapitres de cet ou-vrage diront quelque chose sur l’art de les gou-verner.

Pour tirer ensuite le meilleur parti possible dece peuple, relativement au but pour lequel onxias-semble des soldats, il ne s agit plus que de con-naître le genre de guerre qui lui conviant lemieux, et c’est une question que je laisse à résousdre. Je crois, toutefois, que les Français sautencore tels que César les avait peints : générale-ment plus redoutables dans l’invasion que clansla défense ; plus habiles dans une guerre de postesque dans une guerre de plaine ; mais, sans contre-dit, ils sont partout les premiers soldats de l’u-nivers.

On doit être circonspect avec les nouvelles le-vées ; c’est une règle de tous les temps et de tousles pays. Néanmoins Lutzen, Wurtschen, Dresde ;et la dernière guerre en Espague , nous ont appris