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Tome premier.
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3 I 4 ni - I.’olîO ANISATION.

manières rudes et hautaines feront bien pis en-core.

Si l’ancienne armée,dans ses derniers momens,a peut-être donné l’exemple d’un peu de rudesse,ce temps porte avec lui ses excuses : les cadresétaient remplis de conscrits qu’il fallait conduireau feu avant qu’ils fussent en état de charger leurfusil, et la patience des meilleurs officiers étaitbientôt à bout. Mais il y avait des compensations :soldat aujourd’hui, sous-officier dans deux mois,officier dans six , on rendait à ses inférieurs cequ’on avait reçu de ses supérieurs; tout se pas-sait entre des égaux , et la guerre était là pourdistraire de tout et pour tout réparer.

Il faut donc observer attentivement le caractèredes'soklats français ; la moindre négligence à cetégard pe.ut avoir des suites funestes. D’hommeessentiellement raisonnable, doux, obéissant, leFrançais devient raisonneur, indocile, rebelle, sil’on contrarie trop fortement son esprit et sonhumeur, surtout si l’on oublie d’être juste. Ainsi,quon le tourmente pour des minuties et qu’on legêne outre mésure ; qu’après l’avoir fatigué, eului demandant l’impossible on en exigeant le su-pèrfl«,,on retienne sa solde, ou qu’on ne sachepas lui procurer sa subsistance, les plus grandsmalheurs peuvent s’ensuivre. Les événemens deMantoue, de Rome, de Turin, de Strasbourg ,sont trop près de nous pour qu’il soit nécessairede les rappeler.

De cette intelligence vive, de ce courage prompt,