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Tome premier.
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tion importante et décisive. Jusque-là les rivalitéset les défiances empêchaient que l’armée lût untout homogène. Les demi-brigades , toutefois ,n’eurent pas aussitôt une organisation parfaite :jiar exemple, on entraîna tout à la guerre , et lescorps n’eurent point de dépôt dans l’intérieur;aussi, l’état n’ayant lui-même encore aucun sys-tème de recrutement, la force des demi-brigadesne se soutint qu’avec grande peine jusqu’à l’an VIII(1799), époque où les régimens furent nommé-ment rétablis et les dépôts institués. De ce mo-ment, l’armée devint immortelle. Avait-on à for-mer un corps d’armée , ou à fournir de grandssecours aux armées existantes ? on jetait une cons-cription dans les dépôts ; on y trouvait de vieuxsoldats encorevalides; on faisait des levées sur lescorps hors ligne, tels que les compagnies dépar-tementales, les vétérans, la gendarmerie; on enfaisait sur les dépôts de convalescents; on privaitainsi des corps organisés de quelques hommes,souvent trop éloignés pour qu’ils pussent rejoindrede long-temps. Les meilleurs officiers et sous-of-ficiers de l’armée active étaient détachés, avec dis-crétion, pour entrer dans les nouveaux cadres.Avec ce noyau de vieux soldats et des conscrits ,promptement habillés et équipés par les ateliersdes régimens, ou par les grands ateliers de l’ad-ministration, 011 avait des bataillons qui, exer-cés quelque temps dans les places, passaient suc-cessivement à l’armée active. La marine , forméeen régimens, fournissait des divisions entières à