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Tome premier.
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DE D ORGA1VISATroiY.

3a I

Vannée de terre. Les gardes nationales elles-mê-mes , mobilisées d’avance , donnaient, dans sixmois, cent mille hommes de bonnes troupes deligne. Les dépôts des régimens d’infanterie recru-taient , de vieux soldats, les régimens de cavale-rie. Les écoles d’officiers et de sous-officiers répa-raient les pertes que les régimens ne pouvaientpas eux-mêmes réparer. Enfin le mouvement perpé-tuel des dépôts aux camps était entretenu par lesbataillons, régimens et brigades de marche.

Toutes les fois qu’il était question de rassemblerune armée, loin de jeter confusément, sur l’extrêmefrontière , des régimens, des compagnies, des ca-nons, des parcs, des généraux, des administra-teurs , on désignait à cinquante ou soixante lieuesde la frontière menacée, quelquefois sur la frontièreopposée, des points de réunion pour chaque corpsd’armée. A ces lieux, d’un rassemblement paisible,se rendaient d’abord les généraux et les adminis-trateurs : les premiers pour choisir leurs camps oucantonnemens, les autres pour s’occuper de leursapprovisionnemens mobiles. A mesure de l’arrivéedes troupes, les cadres des divisions se remplis-saient, et les troupes étaient exercées aux grandesmanoeuvres ; successivement les batteries arri-vaient, les équipages se complétaient; et le corpsd’armée lui-même, étant complet, se mettait enmarche. Arrivé à la frontière, il était déjà aguerri ;d avait appris à marcher, à se loger, à se nourrir,et des soldats de trois mois étaient de vieux soldats.

Bien des personnes ont été frappées d’admira-1 . 2 1