DK L ORGANISATION.
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tion en voyant l’armée autrichienne , dix fois dé-truite, renaître de ses cendres; et dix fois, se mon-trant grande, imposante, représenter dignementcette antique monarchie dans le congrès de nosennemis.
Des moyens d’organisation à peu près sem-blables aux nôtres furent les causes de ces sortesde merveilles. Si les Autrichiens firent mieuxque nous n’eussions fait à leur place, ce fut seule-ment en ceci que leur constance k conserver lesbonnes règles les préserva de cet esprit d’inquié-tude qui, dans les alarmes, nous ferait volontiersrejeter nos malheurs sur nos institutions, et nouslivrerait aisément aux essais aventureux de toutnovateur. Pour le fond des choses , ce fut k peuprès en Autriche comme en France ; les Autri-chiens ajoutèrent même k leurs usages tout cequ’ils trouvèrent de nouveautés utiles dans lesnôtres. Par exemple, leur recrutement, un peu in-décis jusqu’en 1811 , prit k cette époque le carac-tère de notre conscription. Ils nous avaient d’ail-leurs précédés dans l’art de réparer leurs pertes, etgénéralement dans celui de créer des armées.Chez,eux , le troisième bataillon d’infanterie était tou-jours bataillon de dépôt, et devait sans cesse êtred’une certaine force; les régimens de cavalerieavaient pareillement leurs escadrons de dépôt ;dans les uns et les autres, on jetait, comme cheznous, les prisonniers rentrant, les hommes éga-rés ou sortant des hôpitaux, les enrôlés volon-taires, les recrues de toute espèce, les soldats